Bercy interdit les jeux de loterie aux mineurs

Bercy interdit les jeux de loterie aux mineurs
Le ministère du Budget entend lutter contre la dépendance aux jeux. Dans sa ligne de mire : Rapido, le Loto sportif et les jeux en ligne.


LE MINISTÈRE du Budget s'apprête à interdire de loterie et de pronostics sportifs les jeunes de moins de 18 ans. Une décision du ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, qui entend lutter contre la dépendance aux jeux. Quitte à amputer le chiffre d'affaires de La Française des jeux et donc les recettes de l'État. « Si j'avais une approche strictement budgétaire et donc financière du jeu, j'aurais autorisé les machines à sous dans les bars­tabacs », explique-t-il au Figaro.


Bercy prévoit d'ailleurs de brider l'activité de la FDJ cette année. Selon nos informations, le ministère du Budget table sur un chiffre d'affaires stable. Du jamais vu ! Depuis quinze ans, l'entreprise a plus que triplé ses ventes : près de 9 milliards d'euros en 2005 contre 2,7 milliards en 1990. Les Français jouent moins que leurs voisins européens, mais ils dépensent de plus en plus d'argent dans les jeux de hasard.


Convaincus qu'il faut « protéger les publics les plus fragiles » et pressé par la Commission européenne qui a demandé à la France de justifier ses monopoles, le ministère du Budget a donc décidé de suivre les avis rendus par le comité consultatif pour l'encadrement des jeux (Cojer) créé par Bercy en février 2006 pour ausculter le programme commercial de La Française des jeux sous l'angle de l'addiction. « J'ai l'impression que nous avons été entendus par le ministère du Budget », explique Marc Valleur, psychiatre et membre du Cojer.


Les décisions concernent d'abord Rapido, « le poil à gratter de La Française des jeux », selon les mots d'un spécialiste. Dans un document interne consacré au « jeu responsable », La Française des jeux ne nie pas que ce jeu de tirage n'est pas sans risque. « Le positionnement de Rapido et le concept même de ce jeu, différent d'un jeu de tirage classique, lui confèrent un risque d'addiction plus élevé que les autres jeux de La Française des jeux », indique ce document. Et de citer les paramètres qui « peuvent entraîner des comportements excessifs » : plus de 200 tirages par jour, un moniteur vidéo qui renforce « le suspense du tirage », la simplicité du jeu et une « bonne fréquence de gain» qui donne envie de tenter sa chance plusieurs fois.


Hola sur les jeux en ligne


Dans l'attente des résultats d'une étude sur Rapido, Bercy a décidé de geler le nombre de points de ventes cette année. Il avait augmenté de 700 unités l'an dernier pour atteindre les 5 500 ! « Nous allons aussi durcir les modérateurs de ce jeu », indique Jean-François Copé. Le plafond de la mise va être ramené de 1 000 à 500 euros et le nombre de tirages successifs possibles avec une même combinaison de 50 à 20.


Outre le Loto sportif, auquel les 16-18 ans ne pourront plus jouer dans les cafés, Bercy va mettre le hola sur les jeux en ligne. Le ministère a demandé à l'opérateur de loterie de ne pas mettre sur Internet de nouveaux jeux de grattage, de « surseoir » au lancement de jeux spécifiques et de « veiller à un développement raisonnable de l'offre de pronostics ».
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# Posté le jeudi 25 janvier 2007 07:54

Royal s'effondre au premier tour, Bové à 2%

Royal s'effondre au premier tour, Bové à 2%
Selon un sondage BVA, Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal par 52% au second tour de l'élection présidentielle, alors que la candidate PS perd huit points au premier tour, à 27%. En cas de candidature, José Bové ne dépasse pas 2%.

Contraste saisissant. Alors que six sondages consécutifs depuis le congrès de l'UMP le 14 janvier donnent Nicolas Sarkozy vainqueur de la présidentielle, la cote de Ségolène Royal chute brutalement de 8 points au premier tour, selon la dernière enquête d'opinion réalisée par l'institut BVA. Elle ne recueillerait plus que 27% des suffrages, contre 33% (+1 point) pour le président de l'UMP. Au second tour, la candidate PS obtiendrait 48% des voix, contre 51% en décembre.

Ce dévissage a pour corollaire la progression de François Bayrou, qui progresse 13% (+5) et devance Jean-Marie Le Pen, crédité de 10 % (+1). Les candidats situés à la gauche du PS en profitent aussi : Arlette Laguiller à 4% (+1), et Olivier Besancenot à 7% (+3). Marie-George Buffet est stable à 3%, Philippe de Villiers cède un point, à 2%. Quant aux deux candidates écologistes, Dominique Voynet et Corinne Lepage, elles sont créditées de 0,5% chacune.

Sarkozy sera président pour 1 Français sur 2

Le président de l'UMP bénéficierait au second tour du report de plus de six électeurs FN sur dix, tandis que son adversaire socialiste fait pratiquement jeu égal avec lui parmi les électeurs de François Bayrou (quatre électeurs sur dix pour chacun des deux compétiteurs). Reste l'hypothèse Bové : au cas où le leader altermondialiste serait candidat, il ne recueillerait que 2% des suffrages, "ne créant aucune dynamique", souligne BVA. Les autres candidats feraient les mêmes scores.

Enfin, un Français sur deux pronostique l'élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain, 28 % tablant sur le succès de Ségolène Royal. Aujourd'hui, 60% des Français pensent que le ministre de l'Intérieur "a plus la stature d'un président de la République", au lieu de 29 % seulement pour Ségolène Royal.


Sondage réalisé par téléphone du 22 au 23 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 954 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas)

# Posté le jeudi 25 janvier 2007 07:51

Voeux de l'UDF de l'Yonne

Voeux de l'UDF de l'Yonne
Les voeux de l'UDf Yonne, ont eu lieu lundi 22 janvier.

De gauche à droite Pascal Henriat, président de l'UDF Yonne, Natalie Griesbeck ,députée européenne, François Sauvadet, Député de Côte d'Or, Porte parole de L'UDF, et Alexandre Bouchier, Maire de St Denis les Sens.
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# Posté le mercredi 24 janvier 2007 11:38

Nouvelle du Front : Les désirs d'Avenir de Safia OTOKORE

Nouvelle du Front : Les désirs d'Avenir de Safia OTOKORE
C'était samedi dernier, dans l'un de ces bistrots enfumés de banlieue : un sympathique couple de taverniers, d'inamovibles piliers de comptoirs, quelques jeunes... un joyeux brouhaha de week-end. Et dans un coin de la salle : l'avenir de l'Afrique en jeu. Rien de moins ! Retranchés dans leur moitié de salle, une grosse poignée de socialistes locaux et une pincée de citoyens se sont mis en devoir de faire parler la France « comme l'a demandé Ségolène », explique Safia Otokoré.

Et pourquoi n'y arriverait-elle pas la madone noire avec son grand sourire timide, ses jolis petits poignets et sa belle peau d'acajou, à faire parler la France, hein ? « Je ne vais pas vous dire des mots appris par c½ur, on est là pour vous écouter », susurre-t-elle. Encore faut-il pouvoir se faire entendre. Gaston Kelman, le Noir qui n'aime pas le manioc, arrivé avec « sa s½ur » Safia, tire tout ce qu'il peut d'un micro poussif pour surmonter la cacophonie ambiante. Pas très coopératifs les habitués du samedi après-midi.

Sorti de sa torpeur éthylique par un sursaut citoyen en voici un qui s'emporte : « Arrêtez ! La bolitigue z'est d'la merde ! C'est ... » Plus moyen de l'arrêter. « Tonton Gaston » n'en prend pas ombrage, se démène avec les concepts de « Françafrique » et de « développement durable », en fait une grande boulette et en conclusion cite Ségolène pour faire avaler le tout : « Le co-développement c'est l'utopie réalisable ». Safia pendant ce temps est allée s'occuper du braillard éméché, qu'elle connaît déjà bien, dit-elle. Ayant pris ses quartiers à Elancourt (78) il y a quelques mois après avoir été virée du conseil municipal d'Auxerre, mademoiselle Otokoré n'a pas perdu de temps. Actuel membre de l'équipe de campagne de Ségo, co-responsable de l'animation des comités « désir d'avenir » et candidate à la députation dans la 11e circonscription des Yvelines : c'est ce qui s'appelle retomber sur ses pattes. Mais ce département a entièrement passé les armes à droite lors des législatives de 2002. Un saut en terre ennemie en somme. « Le maire d'Elancourt, c'est un sarkoziste, il a refusé de lui donner une salle pour la réunion, c'est pour ça qu'elle du faire ça ici » assure P. sur le ton de la confidence. Et de rajouter l'½il malicieux : « Ben, on verra ce qu'elle fera notre Cosette de Djibouti ! Parce que... C'est plein de FN partout ici, hein ! » Tiens, voilà notre soûlot rebelle qui pleure maintenant dans les bras de la belle. C'est aussi ça la méthode Safia. Un peu de douceur dans un monde de brutes. Pour les idées, on repassera.

L'ami poivrot de Safia a séché ses larmes, elle l'abandonne pour d'autres clients-électeurs. « Pétasse ! » lance-t-il en guise d'au revoir.

C'est sûr que pour une fois, Safia se frotte à une élection directe. Fini "l'effet liste" qui lui permet de sièger au Conseil Municipal d'Auxerre et au Conseil Régional de Bourgogne (enfin sièger est un grand mot).
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# Posté le mercredi 24 janvier 2007 07:49

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 16:06

Une semaine de plus pour la chasse au parrainage

Une semaine de plus pour la chasse au parrainage
Matignon a tranché : un « délai de grâce » sera accordé aux petits candidats. Ceux qui sont encore en quête des 500 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle auront jusqu'au 16 mars pour les trouver.


Les candidats à la présidentielle pourront recueillir du 22 février au 16 mars les 500 parrainages nécessaires pour se présenter, ce qui leur donne un délai supplémentaire d'une semaine par rapport au calendrier initial, a annoncé ce matin Matignon. Le décret de convocation des électeurs, qui ouvre officiellement la chasse au parrainage et « déclenche l'envoi » des formulaires de parrainage aux 47.289 élus concernés, sera publié au Journal Officiel le 22 février au lieu du 1er mars.


La mesure, pressentie depuis une semaine, répond à l'inquiétude des candidats qui, hors du PS, de l'UMP et de l'UDF, semblent avoir du mal à récolter les précieuses signatures. Ce matin, Marine Le Pen répétait sur Europe 1 que le Front National « dépense une énergie folle à aller les chercher ». Le parti d'extrême-droite signale disposer d'environ 400 signatures. Le gaulliste-souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a quant à lui accusé le PS et l'UMP d'avoir « culpabilisé » les maires.


Si la mesure fait l'affaire de tous, elle a par avance été jugée insuffisante par les petits partis. « C'est du pipeau, cela ne règle rien du tout au problème », s'est notamment insurgé Frédéric Nihous, le candidat de Chasse Pêche Nature Traditions. La plupart réclame des réformes en profondeur. Le FN, en particulier, demande l'anonymat des parrainages. Un sénateur non-inscrit a même déposé une proposition de loi visant à instaurer des sanctions pénales contre les personnes qui feraient pression sur les parrains.
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# Posté le mercredi 24 janvier 2007 07:45