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# Posted on Tuesday, 30 January 2007 at 7:45 AM

Edited on Friday, 02 February 2007 at 6:07 AM

Bayrou, troisième homme ?

Bayrou, troisième homme ?
Selon un sondage LH2 pour RMC, BFM TV et 20 Minutes, le candidat de l'UDF à la présidentielle serait crédité de 14% des voix au premier tour de scrutin contre 10% à Jean-Marie Le Pen. Au second tour, le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy l'emporterait face à Ségolène Royal avec 51% contre 49%.


François Bayrou monte semaine après semaine dans les sondages, séduisant à gauche mais aussi à droite, au point de disputer la place de troisième homme à Jean-Marie Le Pen. Après l'IFOP par deux fois et BVA, c'est le quatrième sondage récent qui place le président de l'UDF devant celui du Front national. Les trois autres instituts (Sofres, Ipsos et CSA) donnent l'ordre inverse.


Selon l'enquête de LH2 réalisée les 26 et 27 janvier, Nicolas Sarkozy arriverait en tête au premier tour, avec 31% des suffrages, devant Ségolène Royal, créditée de 29%. François Bayrou serait troisième du premier tour, avec 14%, son plus haut niveau observé jusqu'ici. François Bayrou avait été crédité mercredi de 13% par BVA et de 12% puis 12,5% par l'IFOP.


Nicolas Sarkozy l'emporterait devant Ségolène Royal au second tour par 51% contre 49.

Le Figaro - 29/01/20007

# Posted on Monday, 29 January 2007 at 12:13 PM

Edited on Monday, 29 January 2007 at 4:51 PM

Bayrou croit deviner "un tournant"

Bayrou croit deviner "un tournant"
Le candidat UDF promet "une République honnête" fondée sur "la vertu".


Sur una nuage. François Bayrou se déplaçait hier dans le Loiret. À la descente du train, le candidat centriste est resté collé aux micros et caméras, beaucoup plus nombreux qu'à l'accoutumée. Malgré le vent glacé, le « troisième homme » de la campagne, il en est sûr, a commenté longuement l'affaire du jour, « l'affaire Rebelle ».


Pour le président de l'UDF, c'est de l'or. Ses yeux brillent : il est convaincu, sondages à l'appui, que la campagne se met enfin à son diapason. Cette note des RG ?Du Sarkozy tout cru, selon Bayrou : « Ils veulent tenir les gens par des fiches. C'est cela leur nature », lâche-t-il.


Cela montre que les moyens de l'État sont utilisés pour faire du chantage. C'est pour cela que j'ai voté la censure du gouvernement au moment de l'affaire Clearstream. » « Profitez-en bien, parce que dans 103 jours, les abus seront finis ! », lance-t-il sur le quai, avant d'aller déjeuner avec la presse, puis de se rendre dans une maison de retraite pour évoquer les problèmes e la santé en milieu rural.


Il voit une autre illustration des « procédés » de Nicolas Sarkozy dans l'annonce, faite hier, qu'un certain nombre d'élus des Hauts de- Seine – département dont Nicolas Sarkozy est le président – pourraient prochainement faire allégeance au candidat de l'UMP. « L'idée de toutes ces man½uvres, c'est que tout se contrôle et tout s'achète. Mais ça n'a pas d'importance, ce ne sont que des isolats », dit-il à propos des amis d'André Santini, qui sont, « sous influence » dans ce département.


"Plus gaulliste que Sarkozy"


« Sarkozy croit que la France, ce sont les Hauts-de-Seine », affirme Bayrou, ajoutant : « Les m½urs des Hauts-de-Seine, de Monsieur Balkany, qui est du premier cercle de Monsieur Sarkozy, c'est pour moi depuis longtemps tout ce que la République ne devrait pas être. »


C'est bien l'accroche du jour : « Si je suis élu président, je vous promets une révolution. Je vous promets une République honnête, dans laquelle il n'y aura pas de réseaux, pas de mafias, pas d'influences souterraines. » Une « République honnête », fondée sur « la vertu », celle qui existe dans les livres. Bayrou cite Montesquieu, et affirme qu'elle est possible « demain ».


Il la défend en fin de journée, devant quelques centaines de sympathisants, dans une salle du zénith d'Orléans. « La campagne est à un tournant », assure Bayrou. Les sondages du jour le créditent à nouveau de scores à deux chiffres, de 11 à 13 % d'intentions de vote.


« Cela vient de loin. C'est comme une boule de neige. Les Français cherchaient une alternative crédible au duo Royal-Sarkozy, ils commencent à voir que je peux l'incarner », renchérit- il. Pour le moment, dit-il, ce sont les électeurs du centre gauche, les baisses de régimes de Ségolène Royal qui nourrissent les hausses de Bayrou. Mais l'affaire des RG est « de nature à troubler quelques électeurs de Sarkozy », calcule-t-il.


« Je suis plus gaulliste que lui », clame le centriste. Au milieu du déjeuner, un ami l'appelle, et lui annonce qu'un de ses chevaux a gagné une course. L'éleveur Bayrou s'en félicite. De là à y voir un signe...

# Posted on Friday, 26 January 2007 at 7:38 AM

Edited on Sunday, 22 July 2007 at 5:11 PM

Coup d'envoi de l'introduction en Bourse de l'Olympique Lyonnais

Coup d'envoi de l'introduction en Bourse de l'Olympique Lyonnais
Le quintuple champion de France en titre, vient de lancer son introduction en bourse. L'offre d'actions 'OL' est ouverte d'aujourd'hui au 7 février 2007 à 17 heures. La fixation du prix définitif de l'action s'effectuera le lendemain, à savoir le 8 février 2007.


C'est une formation en bonne santé sportive : il surclasse le championnat de L1 avec 14 points d'avance, et reste engagé sur tous les fronts de la Champions League, de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France. Mais c'est aussi une société saine financièrement qui espère lever en Bourse une centaine de millions d'euros. A l'issue de la saison 2005-2006, OL Groupe affichait un résultat de 16 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 166 millions d'euros. Le club dirigé depuis 1987 par Jean-Michel Aulas a progressivement réussi à limiter l'impact des aléas sportifs en développant un modèle de « croissance vertueuse » autour des produits dérivés et de partenariats ciblés.


L'appel au marché répond à un quadruple objectif. « Notre introduction en Bourse est liée à des investissements structurants », explique Jean-Michel Aulas au Figaro. « Nous devons mettre en orbite notre projet OL Land avec un nouveau stade multifonctions de 60 000 places, dont nous serons propriétaires et qui aura vocation à accueillir des spectacles, des séminaires et bien sûr des rencontres de foot. Nous avons aussi en ligne de mire la construction d'un second centre de formation, l'internationalisation de la marque et la poursuite d'une politique de transferts. »


Stabilité de l'actionnariat


Alors que les revenus du grand Manchester United ne dépendent qu'à 29 % des droits TV (par essence même fluctuants et très liés aux résultats sportifs), ceux de l'OL le sont à hauteur de 43 %. En développant un nouveau concept, à mi-chemin entre médias et entertainment, baptisé « Sportainement », Jean-Michel Aulas espère se rapprocher des modèles des clubs britanniques (Manchester ou Arsenal en tête) et espagnols (Real Madrid) qui gèrent à la fois des restaurants, des centres commerciaux ou encore des hôtels.


Le foot et la Bourse n'ont qu'à de très rares exceptions fait bon ménage. Pourquoi l'OL réussirait-il ? « Contrairement à d'autres, cette opération de marché n'est pas un ticket de sortie pour les actionnaires actuels », rappelle le patron de l'OL. « Nous n'allons pas non plus augmenter la masse salariale, puisque nous avons pris l'engagement de ne pas dépasser 50 % de nos revenus en charges de personnel. Enfin, nous comptons verser un dividende compris entre 5 et 15 % du résultat net. »

# Posted on Friday, 26 January 2007 at 7:36 AM

Edited on Monday, 23 July 2007 at 9:54 AM

UEFA : Platini, la consécration

UEFA : Platini, la consécration
Michel Platini a réussi son pari. Par 27 voix pour contre 23 à Lennart Johansson, l'ancien meneur de jeu tricolore a été élu président de l'UEFA ce vendredi lors du XXXIe Congrès de l'instance européenne. Une petite révolution pour le football du Vieux Continent.


27 voix pour, 23 contre
C'est une nouvelle ère qui s'ouvre pour le football européen. En portant Michel Platini à la tête de l'UEFA ce vendredi, les 52 présidents de Fédérations européennes ont en effet adressé un message fort : ils veulent que la façon de gérer le football change sur le Vieux Continent. Et comme attendu, le scrutin a été serré jusqu'au bout, l'ancien numéro 10 tricolore l'emportant finalement par 27 voix contre 23 à Lennart Johansson (et 2 votes nuls). «Je suis très ému. Quand j'étais footballeur, quand on avait une grande victoire, on recevait une coupe et puis, avec ses amis, on faisait le tour du terrain. Aujourd'hui, c'est une grande victoire pour moi, mais je ne fais pas le tour du terrain, parce que c'est le début d'une aventure. Je suis très heureux aujourd'hui de pouvoir représenter le football européen. C'est une grande victoire parce que j'ai combattu. J'ai une grande admiration pour Lennart (Ndlr : Johansson) et je voudrais qu'il devienne président d'honneur de l'UEFA. Je voudrais aussi avoir une pensée pour Monsieur Jacques Georges (Ndlr : ancien président de l'UEFA), et remercier mon père, ma mère et ma femme qui me supporte. Je vous remercie et comptez sur moi, parce que je suis prêt à vous aider», a déclaré l'heureux élu à l'annonce du résultat du scrutin.

Qu'importe son ampleur, cette victoire vient récompenser une campagne de terrain très active qui aura vu Michel Platini arpenter depuis des mois l'Europe entière, et notamment les pays de l'Est et des Balkans, à la recherche de soutiens suffisants pour faire chuter Lennart Johansson, qui, lui, s'appuyait essentiellement sur ses réseaux et son bilan. Car en se portant candidat, l'ancien meneur de jeu de l'équipe de France s'attaquait à une montagne. A 77 ans, Lennart Johansson régnait en effet sur l'UEFA depuis 16 ans et avait su, durant ce règne de monarque absolu (il a toujours été réélu sans opposition), réformer la vieille Coupe des Clubs Champions, rebaptisée Ligue des Champions et devenue autant une compétition sportive qu'un business très lucratif (5 milliards d'euros de recettes depuis 1992-93). Autant dire que sa politique et son bilan économique satisfaisaient pleinement les grands pays de football, Espagne, Italie, Angleterre, Allemagne, qui se taillaient la part du lion, tant en termes de trophées que de revenus.

Le plus dur commence
A cette gestion de père tranquille de Johansson, qui dirigeait l'UEFA «comme une entité somnolente», selon Freddy Rumo, candidat malheureux face au Suédois en 1990, Michel Platini promet lui une politique visant à «défendre le jeu» et à éviter que le «business investisse le football.» Un discours à même de séduire toutes les petites fédérations, éjectées du tour principal de la Ligue des Champions en raison de leur trop grande pauvreté économique. S'il a vite compris qu'un retour en arrière, à l'époque où seul le champion disputait la C1, serait impossible, Platini proposait dans son programme de réduire de quatre à trois le nombre de places dévolues aux grands pays de football. Une idée phare qui a donc suffisamment séduit pour le porter à la présidence de l'UEFA. Pourtant, Johansson, qui n'était visiblement plus aussi sûr de sa victoire depuis son arrivée à Düsseldorf, n'avait pas ménagé ses efforts dans les dernières heures de la campagne.

Profitant du fait que tous les présidents de Fédérations étaient logés dans le même hôtel, le Suédois a multiplié les rendez-vous, les discussions et autres conciliabules pour s'attirer un maximum de voix. Jeudi, il se prévalait même du soutien assuré de 36 des 52 votants. Ce qui n'effrayait pas outre mesure le clan français. «Ce type de vote est tellement aléatoire que vous ne saurez pas ce que font les gens jusqu'à l'issue du dépouillement. Les électeurs peuvent avoir déclaré une intention de vote et faire exactement le contraire. Aucun pronostic n'est fiable», déclarait Jean-Pierre Escalettes. Le président de la Fédération française aura vu juste puisque visiblement soit Johansson bluffait, soit certains de ses soutiens supposés l'ont lâché au dernier moment. Toujours est-il que ce vendredi, Michel Platini est devenu le 6e président de l'instance européenne et le premier ancien joueur à accéder à une telle responsabilité. Il met en échec Johansson pour la deuxième fois de sa carrière, après lui avoir déjà barré la route vers la tête de la FIFA en se ralliant à Sepp Blatter en 1998. Désormais élu, Michel Platini va devoir transformer ses promesses en actes. Le plus dur ne fait peut-être que commencer...

# Posted on Friday, 26 January 2007 at 7:35 AM

Edited on Sunday, 22 July 2007 at 4:12 PM